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Commentaires de Radio-Canada

Qui est sur le bon chemin?

Par Kevin Hursh

15 mars 2010

Lorsqu’il s’agit de l’identification du bétail, le Canada et les États-Unis se dirigent dans des directions opposées et c’est à se demander qui est sur le bon chemin.

Ici au Canada, nous avons un système de vérification de l’âge de la bête, un programme d’étiquette d’oreille pour l’identification par radio-fréquence, un système de traçabilité du mouvement et un  programme d’identification d’endroit d’élevage. Nous avons absolument tout fait à l’exception d’apposer un lecteur de positionnement global sur chaque bête.

Entretemps, Washington a plié l’échine devant les éleveurs et propriétaires de parcs d’engraissement qui se plaignent de toutes les dépenses et de la paperasserie engendrées par ce genre de traçabilité. Malgré des années de travail et un investissement d’innombrables millions de dollars, les Américains se retrouvent à la case zéro. Le système de traçabilité sera appliqué seulement pour les bêtes transportées d’un état à un autre et cette traçabilité sera la responsabilité individuelle des états concernés et des nations autochtones. De plus, le procédé sera basé sur la collaboration, ce qui veut dire qu’il y aura beaucoup d’entretiens et de causeries avant que quoique ce soit ne soit mis en place.

Pendant que les éleveurs canadiens font face à une accumulation de dépenses additionnelles, nos voisins américains s’en vont dans la direction opposée. Ce n’est pas surprenant que plusieurs producteurs canadiens qui étaient en faveur du système de traçabilité au début, se demandent maintenant si nous sommes sur la bonne voie.

Le système de traçabilité n’a pas encore payé de dividendes.  En d’autres mots,  notre bœuf se vend à prix d’auto usagée pendant que notre système de traçabilité nous coûte le prix d’un Cadillac.

Potentiel de rendement

Par contre, notre système a un énorme potentiel de dividendes qui n’a rien à voir avec la traçabilité des maladies ou l’âge des bêtes.

La Canadian Cattlemen’s Association,  l’organisme représentant les éleveurs de bétail du Canada, est en train de mettre sur pied une  immense banque de données sur chaque tête de bétail  au Canada, au chapitre de la performance de l’animal, son état de santé,  sa carcasse et plus encore. Et cette banque de données sera accessible à tous les éleveurs.

Pour la première fois, les éleveurs pourront suivre les progrès de leurs bêtes, de leur naissance jusqu’à l’usine de transformation.  Les éleveurs-naisseurs, qui habituellement ne gardent pas leurs bêtes jusqu’au temps où elles sont prêtes pour l’abattoir,  pourront suivre le développement de leurs veaux et vérifier leur taux de qualité à l’usine de transformation.

Ce genre d’information leur permettra de modifier la génétique de leurs bêtes et leurs méthodes de production au besoin. Et cela leur procure aussi le pouvoir d’exiger des primes de qualité supérieure pour leurs animaux de performance supérieure.

Le programme est volontaire et n’est pas sans problème mais il possède un immense potentiel.  Et si les objectifs sont atteints,  tout le travail et les dépenses additionnelles encourues pour identifier les animaux en vaudront la peine.

Pour le commentaire de Radio-Canada, Kevin Hursh, expert conseil en agrologie et producteur agricole à Saskatoon.

Pour de plus amples renseignements sur le programme Beef InfoXchange, consultez  le site WEB www.bixs.cattle.ca Le site est disponible en anglais seulement.

 

 


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