Simon Durand - Directeur général, UCFO
Simon Durand est originaire de la région rurale de Huntingdon au Québec. Après avoir gradué du programme d’économie et gestion agroalimentaire de l’Université Laval, il a œuvré pendant 5 ans en tant qu’agronome au sein de différents organismes de développement économique où il est intervenu auprès de nombreuses PME agricoles. Ses principaux champs de compétence sont la mise en marché de produits régionaux et l’agrotourisme. Depuis 2007, il agit en tant que directeur général de l’Union des cultivateurs franco-ontariens et du journal Agricom. Son mandat l’amène à intervenir auprès des pouvoirs publics afin de représenter les producteurs agricoles de langue française de l’Ontario. L’amélioration des services aux agriculteurs, l’importance de la francophonie en milieu minoritaire et la valorisation du métier d’agriculteur auprès de la population sont les principaux enjeux qu’il confronte. Parallèlement à ses fonctions de directeur général, M. Durand mets en pratique ses notions de gestion et de commercialisation agroalimentaire, puisqu’il a démarré et continu de développer un élevage de sangliers dans la région de Gatineau au Québec. Il exploite la «sanglière de l’Outaouais» depuis 2006.
Où s’en va le secteur agricole canadien? Entre une agriculture à temps partiel et la grande agriculture … l’impact sur le transfert de fermes
Se comparer est toujours enrichissant. Des données canadiennes permettent de donner des points de repères comparables des entreprises agricoles: évolution structurelle, endettement, rentabilité, niveau de dépendance au soutien de l’État. Comment se comparent les grandes régions canadiennes ? Quel enseignement en tirer pour le transfert des fermes ?
Daniel-M. Gouin - Professeur, Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation, Université Laval
M. Daniel-M. Gouin a obtenu un doctorat en économie du développement à l’Université des sciences sociales de Grenoble en 1987. Auparavant, il avait obtenu son diplôme en sciences agronomiques, agroéconomie, et une maîtrise en économie rurale à l’Université Laval à Québec.
Depuis 1988, il enseigne à cette université. Il est maintenant titulaire de la Chaire d’analyse de la politique agricole et de la mise en marché collective et directeur du Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation de l’Université Laval à Québec. Parmi ses principaux domaines de spécialisation mentionnons l’analyse de l’intervention de l’État en agriculture et la mise en marché collective des produits agricoles. Ses travaux récents portent, entre autres, sur l’analyse de l’évolution de la politique agricole dans les pays développés dans le contexte des négociations multilatérales menées à l’OMC.
L’accompagnement professionnel des producteurs
Les Chambres d'agriculture sont des établissements publics dirigés par des élus représentant l'ensemble des acteurs du monde agricole et rural. Elles ont comme but de s’engager pour la performance durable de l’agriculture et des territoires. Leurs compétences s’appuient sur l’observation, l’écoute et l’innovation, pour améliorer la performance économique, environnementale et sociale des entreprises agricoles. Elles sont particulièrement mobilisées sur le thème de l’installation.
Dans le but de faciliter l’accès aux aides nationales, départementales, et régionales, pour les jeunes agriculteurs, et de s’adapter à un public de plus en plus diversifié, un nouveau dispositif d’accompagnement de l’installation a été mis en place. Monsieur de Sainte Maresville discutera cet outil en détail, fournissant des exemples de réussite dans l’utilisation de ce dispositif, parvenant de plusieurs pays à travers l’Europe.
Edouard de Sainte Maresville- Paris, France

Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en agriculture à l’École Supérieure d’Agriculture de Purpan en France, Monsieur de Sainte Maresville est devenu professeur d’agronomie en Lycée agricole, ainsi que Chargé de mission dans une Direction Départementale de l’Agriculture et de la fôret.
Depuis son élection en 2004, Monsieur de Sainte Maresville est Chargé de missions à l’Assemblé Permanente des Chambres d’Agriculture, un groupe de conseils agricoles engagés à la performance durable de l’agriculture et des territoires. Ces conseils œuvrent à la définition et la mise en œuvre de politiques agricoles équilibrées préservant l'intérêt général des territoires et des filières.
Profile d’une ferme transférable – Quand commencer le processus de transfert et comment?
Le transfert d’une entreprise agricole est un processus complexe qui s’étend sur une période plus ou moins longue. L’expérience démontre que plus le transfert se prépare tôt, meilleures sont les chances d’avoir une entreprise transférable. Mais que veut dire se préparer tôt ? Quand doit-on débuter le transfert ?
Avec l’âge des agriculteurs qui ne cesse d’augmenter au Canada et le taux de remplacement de ces mêmes agriculteurs qui ne cesse de diminuer, il importe d’identifier quelles sont les conditions gagnantes et les facteurs défavorables au transfert de la ferme.
Enfin, des actions concrètes seront identifiées pour amener les agriculteurs à mettre toutes les chances de leurs côté afin d’avoir une entreprise transférable, si tel est leur désir.
Caroline Collard- FGCAQ
Déjà à 13 ans, je savais que je voulais être conseillère en gestion dans un groupe conseil agricole. Fille de producteurs laitiers, j’ai évolué dans un milieu où la gestion et la budgétisation de l’entreprise étaient réalisées à l’époque avec l’équipe d’Agri-gestion Laval, et le Syndicat de gestion. Je crois donc que la gestion agricole est essentielle pour permettre aux entrepreneurs de réaliser leurs objectifs.
Diplômée en 1991 en Agro-économie de l’Université Laval, j’ai travaillé pour Agri-gestion Laval et ensuite comme répondante en formation agricole avant de joindre le Groupe conseil agricole Chaudière-Etchemin en 1996.
Avec une équipe de professionnels en région, nous effectuons un nombre d’activités et de services pour nos clients constitués en majorité de productions laitières, et pigmenté de production acéricole, bovine et avicole.
La région de la Beauce est une région dynamique au niveau agricole, et plus de 75% ddes producteurs fait affaires avec nous à chaque année. Nous privilégions le travail d’équipe multidisciplinaire avec nos collègues régionaux.
Je suis impliquée au sein du REGA, Réseau d’expertise en gestion agricole, comme administratrice et représentante pour les 5 à 15 ans d’expérience. Je fais également partie du comité sur les Services conseils et du comité des Références économiques du CRAAQ.
En tant que gestionnaire, je crois que les producteurs et productrices ont chacun un talent qui lui est propre et que c’est à nous de les aider à l’exprimer de leur mieux.
Brigitte Paré - CRÉA
Brigitte Paré est criminologue de formation et a toujours travaillé en relations humaines auprès de clientèles diversifiées (femmes victimes de violence, jeunes délinquants, toxicomanes), avant de faire son entrée au CRÉA en 1995 pour implanter l’organisme dans la région. Elle intervient auprès des agriculteurs et agricultrices, principalement dans le processus de transfert de ferme mais également dans toute autre situation où l’aspect humain et organisationnel est à l’avant-plan.
C’est un milieu qu’elle connaît bien puisqu’elle est l’épouse d’un producteur agricole qui exploite une ferme laitière en copropriété avec son frère à Thetford Mines. Madame Paré s’implique selon sa disponibilité dans des tâches à la ferme avec ses quatre enfants car, dit-elle, « j’ai remarqué que plusieurs jeunes ont été intéressés à prendre la relève parce qu’ils ont suivi leur mère à l’étable » !
Au cours de sa pratique, Brigitte Paré a offert de nombreuses formations et conférences dans le monde agricole. En plus d’intervenir auprès des entreprises en situation de transfert de ferme, elle a travaillé entre autres dans des projets de fusions d’entreprise et animé plusieurs conseils de famille afin de favoriser la continuité des entreprises. Ses expériences pratiques alimentent le contenu de ses conférences. Elle est reconnue pour son franc parler, ses anecdotes croustillantes et son débit. Les commentaires sont à l’effet qu’on ne s’endort pas lors de ses conférences!
Les cédants – idées de diversifications des revenus – comment la relève peut appuyer les cédants?
La présentation de Bill Brown vous guidera à travers les rôles joués tant par les cédants que par la relève dans le transfert de ferme. La planification du transfert de ferme doit être considérée comme faisant partie intégrante d’une planification financière personnelle et doit commencer des dizaines d’années avant de se concrétiser. Les cédants recevront des renseignements sur la planification et les diversifications des revenus, tandis que la relève apprendra l’importance de connaître son rôle et ses objectifs.
Les cédants doivent définir leur objectif le plus important, que ce soit leur mode de vie, le fait de traiter leurs bénéficiaires équitablement ou de maintenir l’entreprise agricole active. Bill Brown donnera un aperçu des circonstances dans lesquelles chacun des trois objectifs est le plus important et du cas où tous ces objectifs sont tous aussi importants les uns que les autres. Il vous montrera également à calculer le montant nécessaire pour profiter du type de retraite que vous souhaitez, vous expliquera que traiter les bénéficiaires équitablement ne veut pas dire nécessairement de la même manière et vous apprendra comment céder votre entreprise agricole en vous assurant qu’elle reste opérationnelle. Enfin, il énoncera les différentes options qui s’offrent à vous lorsque tous les trois objectifs semblent tous aussi importants les uns que les autres.
L’importance de connaître les objectifs de chacune des générations est mise en avant et la communication est la clé d’un transfert réussi.
Bill Brown- Univeristy of Saskatchewan
Bill est né et a grandi à Winnipeg, au Manitoba. Il est titulaire d’un baccalauréat en agroéconomie de l’Université du Manitoba et d’une maîtrise en agroéconomie de l’Université de l’Alberta. Il enseigne et effectue de la recherche au Department of Bioresource Policy, Business & Economics (département de la politique, du commerce et de l'économie des bioressources) de l’Université de la Saskatchewan depuis 1978. Ses domaines d’enseignement et de recherche comprennent la gestion, la planification et les finances d’exploitations agricoles et d’agri-entreprises. Il a supervisé plus de 60 groupes d’étudiants de premier cycle dans la préparation de plans d’affaires ainsi que de nombreux étudiants et étudiantes de deuxième cycle dont les travaux portaient sur des enjeux agricoles en Saskatchewan et ailleurs au Canada. Il a également participé à des projets de formation en agroalimentaire et à des projets de développement en Chine, au Kazakhstan, au Kirghizistan, au Guatemala, en Mongolie et au Mexique.
Circuit #1 - « Animal »
Ferme Larijol - Chèvres
184 1er rang ouest, St-Gervais, Québec
www.larijol.webs.com
Louis Jolin et Micheline Larrivée ont acquis leur ferme dans le cadre d’un transfert non-apparenté en 1988 et se lancent alors dans la production laitière et l’élevage porcin. En 2000, leur ferme prend un nouveau virage avec la vente de leurs quotas laitiers et l’acquisition d’un premier troupeau de 63 chèvres. Le couple entreprend ensuite l’agrandissement et la modernisation de leur entreprise jusqu’à détenir un troupeau de 1000 têtes dont 500 chèvres adultes, et des installations modernes et performantes. La relève est en marche puisque leur fils commence tout juste des démarches de transfert !
Ferme No-Chan Inc. – Vaches laitières
Bruno Vermette
Chantal Ruel
Saint Gervais
Ce sont les parents de Bruno, Gilles Vermette et Micheline Langlois, qui ont démarré les opérations de la ferme en 1970. L’entreprise est transférée en totalité en mai 1999 à Chantal et Bruno. Diplômés tous les deux à l’ITA de La Pocatière, ils ont pu bénéficier de la subvention à l’établissement et d’un quota pour la relève. Ils entreprennent alors la modernisation de la ferme et l’acquisition de quota tous les ans. En 2009, Bruno et Chantal obtiennent la certification de Lait canadien de Qualité et s’inscrivent au programme Service Conseil de Holstein Canada afin de poursuivre l’amélioration de la génétique du troupeau.
Aujourd’hui la ferme comprend 105 têtes dont 60 vaches à lait, un quota de 65 kg/jour, 251 acres dont 186 en culture et une érablière de 1250 entailles. Parents de 4 enfants, Chantal et Bruno commencent à entrevoir la relève de façon plus sérieuse dans l’entreprise afin de se préparer à planifier le transfert avant de se lancer dans des agrandissements.
Circuit #2 - « Végétal »
Ferme Monna et Filles - Cassis
721, chemin Royal, Saint-Pierre,
Île d’Orléans
www.cassismonna.com
L’entreprise Monna et Filles fut la première à produire du cassis au Québec, dès les années 1992. Monsieur Monna, originaire du Sud de la France, était alors le producteur et le détenteur de l’entreprise. En 2002, ses 2 filles se sont jointes à l’entreprise en démarrant le volet restauration. En 2005, elles sont devenues actionnaires majoritaires ensemble. La production de bouteilles d’alcool et de sirop de cassis est passée de 15 000 bouteilles/an en 2002 à 35 000 en 2009. Leur crème de cassis a notamment obtenu la médaille d’or au concours européen de Ljubljana, Slovénie, en 1995. Le domaine, qui bénéficie d’un microclimat idéal pour la culture du cassis, se déploie actuellement sur 5 hectares et pourrait bientôt s’étendre davantage.
Ferme Onésime Pouliot Inc - Maraîchers
505 Chemin Royal
Saint-Jean-de-l'Île-d'Orléans, QC G0A 3W0
C’est en 2001 que les frères Pouliot s’associent pour reprendre la ferme de leur père, Onésime Pouliot, l’un diplômé en agronomie, l’autre en administration des affaires. Ils associent leurs compétences pour restructurer la ferme et passent d’une production de fraises d’été, pommes de terre, céréales et porcs, à une production de patate douce, fraises d’été et d’automne et diverses productions momentanées : laitue, pois mange-tout, mûres, cantaloups, framboises d’été et d’automne, bleuets.
Guy et Daniel Pouliot n’ont eu de cesse d’agrandir et de moderniser leur entreprise et comptent maintenant sur l’apport de main d’œuvre étrangère (près de 70 personnes en haute saison). Les frères ont été primés à plusieurs reprises pour leurs qualités entrepreneuriales et projettent d’autres développements, avec l’aide de leurs parents sur qui ils peuvent toujours compter aujourd’hui.
Les coopératives (équipement et main-d’œuvre) – comment est-ce que ça aide aux transferts et démarrages ?
Pour Jeune Agriculteur, le renouvellement des générations en agriculture est un enjeu essentiel pour l’autonomie alimentaire et pour le dynamisme des territoires d’un pays.
La première clé de réussite est une volonté politique de protection des agricultures.
La seconde, et pas des moindres est la capacité d’accueil et la volonté d’accompagnement des porteurs de projets par la génération en place.
La mutualisation des moyens de production en est le parfait exemple quand ils sont dotés de mécanismes de solidarité entre les générations.
Mickaël Poillion
Métier : Agriculteur et secrétaire général adjoint JA
Mandat national : 2008 – 2010
Dossier JA : Agriculture biologique / Promotion du métier sur salons
Formation : BTS ACSE (Analyse et Conduite des systèmes d’exploitation)
Outre son activité agricole dans le Pas de Calais (62), Mickaël Poillion est un syndicaliste passionné depuis 2004.
Dans sa ville d’Héricourt, Mickaël Poillion exploite avec son associé une superficie de 175 hectares. Il y cultive des céréales, des betteraves, y a une production laitière également. Une partie de ses productions sont bio.
Avant d’être élu au bureau, Mickaël Poillion fut secrétaire général de la région Nord (2007) et deux ans auparavant a occupé le même poste au niveau départemental.
Ces sujets de prédilection : l’organisation économique, la PAC et l’installation des jeunes en agriculture.
A propos de Jeunes Agriculteurs :
Jeunes Agriculteurs est le seul syndicat professionnel composé exclusivement de jeunes âgés de moins de 35 ans (50 000 adhérents répartis en structures de réflexion et de décision décentralisées). Animé par un esprit de solidarité et de convivialité, JA a pour objectifs de défendre les intérêts des jeunes agriculteurs et de favoriser l’accès au métier d’agriculteur pour assurer le renouvellement des générations en agriculture.
Un modéle canadien d'apprentissage continu et de viabilité des collectivités en milieu rural
La logique des affaires a longtemps voulu qu’un avantage concurrentiel donne accès aux ressources naturelles, à la main-d’œuvre à faible coût et aux capitaux. Or, la situation a quelque peu changé, si bien qu’aujourd’hui, à l’ère de l’information, toutes les collectivités – qu’elles soient urbaines ou rurales – peuvent avoir accès à ces trois éléments clés. Par conséquent, les autres moyens de différencier une collectivité et d’en assurer la viabilité en milieu rural et au sein de l’économie de demain prennent une importance nouvelle. Dans ce contexte, le développement d’une communauté d’apprentissage dynamique devient un gage de vitalité pour les collectivités.
Les huit impératifs de Thompson pour une communauté d’apprentissage dynamique
Les huit impératifs avec lesquels doivent composer prioritairement les collectivités rurales en matière d’apprentissage communautaire :
1. Transformer le paysage de l’éducation en milieu rural
2. Nouer des partenariats efficaces
3. Développer une culture de collaboration
4. Faciliter l’usage de la technologie au quotidien et aux fins de l’apprentissage
5. Bâtir une communauté d’apprenants
6. Créer un environnement d’apprentissage stimulant
7. Renforcer les écoles par des partenariats communautaires
8. Soutenir les programmes d’éducation
Utilisant le développement du Community Learning Campus (CLC) comme modèle, cette présentation illustre les huit impératifs avec lesquels doivent composer les collectivités rurales en matière d’apprentissage continu.
Grâce à une approche unique qui allie innovation éducative et développement des collectivités rurales, le Community Learning Campus rend possible l’apprentissage continu et incarne à merveille la vision à la base de l’orientation stratégique du gouvernement pour la viabilité des collectivités rurales. Le Community Learning Campus fait la promesse d’une transition harmonieuse vers le milieu de travail, la formation d’apprenti, le collège ou l’université pour l’ensemble des apprenants. Constitué matériellement d’une école secondaire à laquelle se sont greffé un centre de santé et de mieux-être, un centre multimédia abritant une école des beaux-arts et, bien entendu, le centre d’apprentissage électronique – en plus des installations et des emplacements communautaires et ruraux auxquels les apprenants ont accès – le Community Learning Campus offre aux apprenants de tous les niveaux et de tous les milieux (secondaire et post-secondaire, communautaire, entreprises et industrie) un large éventail de programmes et de services dans leur collectivité d’origine.
H.J. (Tom) Thompson - President, Olds College
H.J. (Tom) Thompson, président de Olds College depuis 2001, est passionné par l’excellence, que ce soit dans le leadership, l’éducation postsecondaire, la participation à la vie communautaire, les activités sportives ou la formation continue. Pour assumer la présidence de deux collèges de l’Alberta, M. Thompson a puisé dans sa vaste expérience d’éducateur et d’entraîneur sportif ainsi que dans ses antécédents en marketing et en gestion. À l’heure actuelle, il travaille avec le gouvernement, l’industrie et les collectivités afin de mettre sur pied un campus d’apprentissage communautaire (CAC), en vue de créer un environnement d’apprentissage continu et intégré, qui aidera les étudiants ruraux à demeurer dans campagnes de l’Alberta.
M. Thompson a débuté sa carrière à titre d’enseignant et de directeur d’école publique en Saskatchewan, au milieu des années 1960. Par la suite, il a changé de cap pour se tourner vers les activités sportives au milieu des années 1970. Au cours de la décennie suivante, il a occupé les postes d’entraîneur en chef et de gestionnaire d’équipes sportives universitaires et professionnelles, dont ceux de directeur des relations publiques pour les Roughriders de la Saskatchewan, de vice-président du marketing pour les Panthers du Michigan de la USFL et de directeur du marketing pour l’équipe de football les Stampeders de Calgary.
Fervent adepte de la formation continue, M. Thompson a obtenu une maîtrise en éducation de l’Université de la Saskatchewan, en 1976, et un doctorat en administration de l’éducation à l’Université de Calgary, en 2008. Il compte 15 années de service auprès du Grande Prairie Regional College, où il est entré en fonction en 1986 pour atteindre le poste de vice-recteur aux études en 1996-1997 et, l’année suivante, celui de président du collège.
Offrant toujours un grand appui à l’Association des collèges communautaires du Canada (ACCC), M. Thompson a siégé au comité exécutif et au conseil d’administration de l’ACCC, et il préside actuellement l’Alliance of Rural Colleges Leadership Council, chargée de l’entente bilatérale conclue entre les collèges ruraux du Canada et des États Unis. Il a également dirigé le Conseil des présidents de l’Alberta Association of Colleges and Technical Institutes, en plus d’être vice-président fondateur de eCampus Alberta, représentant canadien à la Conférence de l’UNESCO sur la refonte de l’enseignement professionnel et technique en Chine et président désigné du Post-secondary International Network.
Dévoué envers la communauté, M. Thompson a été fier de présider le comité organisateur des Jeux d’hiver du Canada de 1995, qui ont eu lieu à Grande Prairie. Il a également siégé au conseil d’administration et a présidé de nombreuses organisations, notamment la chambre de commerce, le comité de l’Alberta Special Olympics et la Fondation Hockey Alberta. En tant que consultant, il a contribué à plusieurs comités ministériels albertains sur des enjeux comme le développement rural, les résultats d’apprentissage de la maternelle à la 12e année, la transformation de l’éducation postsecondaire et la préparation scolaire en vue des études en médecine vétérinaire. Ses nombreuses allocutions lors d’événements nationaux et internationaux ont contribué à faire connaître les initiatives et les pratiques exemplaires de l’Alberta en matière d’éducation postsecondaire.
Stephanie Hamelin agr.
Madame Stephanie Hamelin est agroéconomiste diplômée de l'Université Laval. Elle compte plus d’une douzaine d’années d'expérience en marketing et communications, en financement agricole et en développement des affaires. Elle a oeuvré plus de six ans dans différents postes clés en Saskatchewan et au Québec pour une institution financière pancandienne.
Depuis 2004, elle appuie l’ensemble du réseau des caisses et centres financiers aux entreprises Desjardins dans le développement des affaires, la promotion de l'offre de services et dans l’établissement de relations solides avec les principaux partenaires du milieu. Elle agit à titre de porte-parole au Mouvement Desjardins, leader auprès des entreprises agroalimentaires québécoises.
Madame Hamelin est également impliquée au sein de plusieurs conseils d’administration et organismes agroalimentaires. Elle est notamment Vice-présidente du Groupe Conseil R&D agricole et agroalimentaire et administratrice du Fonds coopératif d’aide à la relève agricole : un partenariat Desjardins – La Coop fédérée venant en aide aux jeunes entrepreneurs.
Histoire de la ferme West River Holsteins
Jack Thomson, Rhonda MacDougall et leurs trois jeunes fils sont les propriétaires de la ferme West River Holsteins, située à Antigonish, en Nouvelle-Écosse. La ferme compte plus de 600 acres ainsi qu’un troupeau de près de 300 Holsteins enregistrées. Bien que M. Thomson représente la septième génération d’agriculteurs et que lui et sa conjointe aient grandi sur des fermes laitières, leur histoire débute en dehors du cadre familial, avec les anciens propriétaires de la ferme, les Corsten. Ils ont toujours eu l’intention d’avoir une ferme laitière, mais des obstacles majeurs, comme une épargne personnelle restreinte, le prix élevé des quotas et les limites des prêteurs concernant les dettes par kilogramme, les empêchaient de s’engager dans cette industrie. Conséquemment, le chemin menant à l’achat de leur ferme a été pavé d’emplois dans la fonction publique, une entreprise d’experts-conseils et l’analyse de géniteurs. La possibilité d’acheter la ferme des Corsten s’est présentée en 1998, après 19 mois de négociations et de nombreuses concessions, grâce à la volonté inébranlable de toutes les parties de voir la ferme être reprise avec succès par une nouvelle génération ne faisant pas partie de la famille.
Depuis 1998, M. Thomson et Mme MacDougall s’affairent à établir leur ferme, leur famille et leurs activités dans l’industrie agricole. En 2004, ils ont été honorés de recevoir l’un des prix du concours des jeunes agriculteurs d'élite du Canada. En 2007, un incendie causé par un foudroiement a détruit leur bâtiment et une grande partie de leur troupeau. Cet hiver, ils ont commencé à traire leurs vaches dans un bâtiment neuf, ouvrant ainsi un nouveau chapitre pour leur famille et leur ferme.
Histoire de l’établissement en agriculture d’Alison Brosseau, agr., sur la ferme
Robert Douglas Kyle Inc.
Depuis l’âge de 14 ans, je rêvais de devenir agronome et ainsi gérer ma propre ferme. Bachelière en Sciences appliquées à l’Université Laval, je suis devenue agroéconomiste en septembre 1997.
En 2006, quatre ans après mon initiation aux travaux à la ferme familiale de mon conjoint Robert Kyle, je quitte mon emploi de directrice de comptes agricoles chez Desjardins pour m’établir définitivement en agriculture. Malgré un accident de travail à la suite duquel on m’a amputé un doigt, je suis toujours persuadée d’avoir fait le bon choix, car notre entreprise convient pleinement à mon épanouissement.
Robert et moi sommes la 5e génération sur la ferme. Nous cultivons plus de 400 hectares en maïs-grain, en maïs-ensilage, en soya, en fourrages et en fraises biologiques nouvellement certifiées (2009). Nous élevons également des bouvillons à l’engraissement Black Angus, sans hormone ni antibiotique pour un marché de niche. RDK Inc. ne pourrait se passer des revenus tirés des travaux à forfait (pulvérisation, plantation, semences, récolte, pressage et enrobage du foin).
Notre principal objectif est d’assurer la pérennité et la croissance de notre entreprise en développant de nouvelles techniques qui nous permettent d’accroître son efficacité financière. Près de trois millions de dollars ont été investis en ce sens au cours des sept dernières années.
Green Atlantic Farms
Franck Groeneweg a grandi sur une ferme céréalière de 500 acres située dans le centre de la France et est parti travailler dans une ferme en Iowa à l’âge de 19 ans. Il a émigré en Amérique du Nord et a démarré une entreprise d’importation et d’exportation alors qu’il travaillait chez un agriculteur local. Franck Groeneweg a rencontré son épouse Kari, originaire d’Alberta, à l’époque où elle étudiait en enseignement primaire dans une université chrétienne du nord ouest de l’Iowa. Après leur mariage en l’an 2000, le couple s’est rendu plusieurs fois en Saskatchewan afin d’étudier des exploitations qui ont un territoire suffisant pour subvenir aux besoins d’une famille et une terre agricole de qualité située assez près d’une ville-centre ayant un potentiel d’expansion. En mars 2003, ils ont vendu leur entreprise de pièces de tracteur et ont fait l’acquisition de 12 quarts de section contenant 1 830 acres de loam argileux, situés à 30 minutes au nord est de Regina en Saskatchewan. L’année suivante, ils ont agrandi leur terre, passant à 3200 acres, et ont été touchés par une gelée dévastatrice, qui a affecté la qualité des cultures à une période où le prix des denrées était bas. Tirant parti des quantités records de céréales fourragères, Franck et Kari Groeneweg se sont lancés dans l’agriculture à forfait en mettant sur pied un commerce de détail de cuiseur de grains. Les Groeneweg ont retrouvé leur optimisme en 2006 et au cours des quelques années qui ont suivi, leur terre à atteint sa superficie actuelle de 10 000 acres, dont 2 600 sont achetés, 1 800 loués et 5 600 destinés à l’agriculture à forfait. Les produits cultivés sont les suivants : le blé de printemps, le blé dur, le blé d’automne, l’orge, le canola et les pois. Ils ont aussi essayé la culture de la fève de soja, du maïs, du canola d’hiver et participé activement à des projets de recherche en agriculture. Ils ont trois enfants : Luke (5 ans), Julia (3 ans) et Emma (1 an).
Ferme Piscicole des Bobines inc.
L’entreprise familiale Ferme Piscicole des Bobines inc. est un bel exemple en matière de transfert d’entreprise. Le site est non seulement le plus gros site d’élevage de truites au Québec, mais la ferme est aussi la plus grande pisciculture au Québec. Son objectif est de produire des conditions d’élevage écologiques qui appuient le développement soutenable et l’innovation, tout en offrant un produit de santé qui est riche en alimentation, ainsi que d’être un produit de goût et de qualité exceptionnelle.
Clément Roy, fils des propriétaires de la ferme, Normand Roy et Doris Brodeur, occupe les postes de directeur de la production, superviseur de la qualité de l'usine, gestionnaire de l'entreprise et chargé de projets de recherche et de développement. Il s’est joint à l’entreprise en 2005 après avoir complété ses études collégiales en administration et ses études universitaires en droit. Ses cours en droit de l'environnement et en droit agricole lui ont permit de s’impliquer dans l’entreprise et de contribuer au développement de celle-ci.
Clément Roy figure parmi les lauréats du concours de la Financière agricole du Québec «Tournez-vous vers l'excellence, » et en 2007, l’entreprise s’est mérité les prix « Lauréat Agroalimentaire » ainsi que « Entreprise de l'année » au concours Excel de la MRC de Coaticook.
Modèles d’entreprises multifamiliales - Partager nos compétences et atouts afin de créer de meilleures occasions
Intitulé « Modèles d’entreprises multifamiliales – Partager nos compétences et nos atouts afin de créer de meilleures occasions », cet atelier a pour but d’amener les participants à jeter un regard neuf sur leur situation d’entreprise et à explorer les possibilités qui s’offrent à eux en vue d’accroître la taille et la rentabilité de leur entreprise en coopérant avec d’autres familles d’agriculteurs. Cet atelier est inspiré d’une étude réalisée par l’Université d’Exeter, dans le cadre de laquelle l’auteur a interviewé des centaines de familles d’agriculteurs et visité un grand nombre d’entreprises agricoles du Royaume-Uni à la fois détenues, occupées et exploitées par deux familles ou plus.
Le transfert de l’entreprise agricole à la génération suivante se fait rarement sans heurts. En effet, il est fréquent pour la relève de souffrir de solitude ou encore de la réputation douteuse qui colle, à tort, à la peau des agriculteurs, de se retrouver pieds et poings liés face aux décisions à prendre ou de ne pas parvenir à tirer un revenu suffisant de ses activités agricoles. Bien sûr, la coopération entre familles d’agriculteurs n’est pas une panacée, mais elle apporte de nombreuses solutions à ces différents problèmes.
Cet atelier présente les principes fondamentaux de la coopération horizontale, différents modèles convenant à différentes situations, ainsi que les principes sur lesquels s’appuient les ententes et insiste sur l’importance d’une vision commune, la capacité d’être interdépendant et le fait que toute entente de coopération doit nécessairement tenir compte des valeurs et des points de vue de chacune des parties. L’auteur montre comment certains agriculteurs sont parvenus à développer leurs activités de manière dynamique en misant sur leurs atouts et leurs compétences pour réaliser des économies d’échelle et améliorer leur mode de vie.
John Hambly
.jpg)
John Hambly est un consultant en développement rurale et en agriculture.
Ayant grandi dans un milieu agricole, M. Hambly a étudié l’agriculture au collège Wye de l’Université de Londres. Parmi ses domaines d’expertise, on trouve l’audit des systèmes de qualité selon ISO 9001 : 2000 (certification en 2008), l’audit des produits laitiers, du bœuf et de la production ovine pour le programme européen Farm Assurance (certification en 2008), la formation en analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP), la mise en œuvre d’associations de producteurs agricoles et d’organismes de marketing agricole. De plus, il a été chercheur supérieur attaché à l’Université Exeter en Angleterre, où il est devenu un expert reconnu en matière d’enjeux relatifs à la collaboration entre agriculteurs, spécialement au niveau des coentreprises de production laitière. Beaucoup des modèles de coentreprise présentent des possibilités réalistes à considérer en matière de planification de la relève. John Hambly possède plus de 20 ans d’expérience en matière de développement agricole, en plus d’avoir travaillé au Royaume-Uni, à Saint Kitts et Nevis, en Croatie, en Russie, en Géorgie, au Kazakhstan, au Kirghizistan, au Turkménistan, en Lettonie, en Ukraine ainsi qu’en Jordanie.
Fertilisez vos compétences émotionnelles, récoltez un bon transfert. Découvrez pourquoi les compétences émotionnelles sont un gage de réussite lors du transfert d’entreprise
Vos émotions : meilleures alliées ou pires ennemies lors du transfert d’entreprise ?
Lors d’un transfert, les planifications fiscales, légales, financières sont souvent bien considérées. Toutefois, il est de plus en plus reconnu que les échecs de transfert d’entreprise sont davantage reliés aux dimensions humaines. Selon plusieurs spécialistes, les compétences émotionnelles seraient jusqu’à 2 fois plus importantes pour expliquer le succès en affaires que le quotient intellectuel et les connaissances techniques.
Les compétences émotionnelles sont définies comme « la capacité d’utiliser ses émotions et celles des autres dans certaines situations afin d’atteindre et de réaliser ses objectifs personnels et/ou professionnels ». La personne qui sait percevoir et gérer ses émotions et celles des autres prend de meilleures décisions, concrétise ses projets et s’entend mieux avec les autres.
Les domaines d’application de l’intelligence émotionnelle sont multiples dont la capacité à prendre des décisions, la communication, la gestion des conflits, la mobilisation d’une équipe et les relations familiales.
Dans cette conférence nous verrons donc quelles sont les compétences émotionnelles clés, comment et pourquoi l’utilisation de celles-ci peuvent être un levier lors du transfert d’entreprise et comment leurs absences entraînent inévitablement l’échec du transfert.
Pierrette Desrosiers, Mps psychologue et coach
Pierrette Desrosiers est la première psychologue du travail et coach spécialisée, dans le monde agricole au Québec. Elle s'intéresse entre autres aux nombreux défis humains, dans les entreprises familiales agricoles.
Issue d'une famille d'agriculteurs et conjointe d'un producteur agricole depuis plus de 20 ans, Pierrette Desrosiers s'est continuellement intéressée au milieu agricole. Ses années d'interventions professionnelles auprès des producteurs agricoles, lui ont permis de constater la croissance vertigineuse du stress et de la détresse psychologique chez la clientèle agricole, et lui ont montré, de plus, l'urgence de s'attaquer à cette problématique d'envergure.
Conférencière d'impact, originale et reconnue par tout le milieu agricole, celle-ci se démarque par sa rigueur, son approche humoristique et la pertinence de ses propos. Son approche novatrice, son humour ainsi que sa capacité à faire une réelle différence dans la vie de ceux et celles qu'elle rencontre, font de Pierrette l'une des conférencières les plus appréciées du milieu agricole, tant au Québec qu'au Canada.
Ses conférences et ateliers interpellent les individus, dans la gestion de soi et des relations interpersonnelles. Au sein de celles-ci, Pierrette Desrosiers favorise le développement du Savoir-Être pour un meilleur Savoir-Faire, dans le contexte d'une agriculture humaine.
Modèles de transfert non traditionnel et non familial : les nouvelles façons de transférer une entreprise agricole et de s’établir en agriculture
Bon nombre de familles d’agriculteurs entrevoient la planification de la relève comme une tâche colossale, un défi dont la réalité se fait de plus en plus tangible à mesure que la génération en place prend de l’âge et s’approche de la retraite et qu’une nouvelle génération s’apprête à prendre la relève.
Lorsqu’il est question de relève agricole, on pense le plus souvent au transfert de la ferme d’une génération à l’autre – en règle générale, des parents aux enfants, mais qu’advient-il lorsque ce modèle traditionnel ne convient pas à l’entreprise agricole? Quelles sont les autres méthodes qui permettent de réaliser un transfert de ferme équitable et harmonieux?
L’agriculture et la famille agricole ont beaucoup évolué – et planifier la relève requiert désormais de tenir compte de ces changements et des nouveaux défis de l’industrie.
Dans le cadre de sa conférence intitulée « Modèles de transfert non traditionnel et non familial : les nouvelles façons de transférer une entreprise agricole et de s’établir en agriculture », Gerard Fitzpatrick, FCA, TEP, présentera des modèles de transfert de ferme novateurs susceptibles de convenir aussi bien à ceux qui se retirent qu’aux nouveaux venus en agriculture – qu’ils partent de zéro ou qu’ils prennent la relève d’une ferme existante.
M. Fitzpatrick partagera son expérience des nouvelles méthodes de planification de la relève et s’inspirera de ces dernières et d’autres exemples pour démontrer qu’il est possible d’innover et de sortir des modèles traditionnels afin de trouver la solution qui convient à votre entreprise agricole. Il proposera également quelques pistes de réflexion quant au choix d’un plan de relève conforme à vos priorités. Le plan choisi répond-t-il à vos besoins? Aux besoins de la relève? S’agit-il d’un plan réaliste? Ce plan permet-il d’assurer un équilibre entre l’aspect financier de la transaction, les relations interpersonnelles, les objectifs de la famille et les objectifs de l’entreprise? Sur quelles considérations fondez-vous vos décisions?
Gerard J. Fitzpatrick, FCA, TEP
M. Fitzpatrick aide les agriculteurs, les pêcheurs, les particuliers et les entreprises de l’Île-du-Prince-Édouard (Î. P. É.) depuis 33 ans.
Dernièrement, il a fondé le deuxième cabinet d’experts-comptables agréés de sa carrière avec un associé, son fils Michael. Fitzpatrick and Company a ouvert ses portes le 13 juin 2008 au 135, chemin St. Peters, bureau 2002, Charlottetown. Le cabinet a une priorité : la croissance et la succession.
Ses titres de Fellow de l’Ordre des comptables agréés (FCA) et d’administrateur de fiducies et de successions agréé (TEP) lui ont été très utiles dans le domaine de la succession et de la planification successorale.
Il est né et a grandi sur une ferme de l’Î. P. É. Lui et son épouse, Bernie Fitzpatrick, ont quatre enfants et trois petits-enfants.
Évaluer la contribution des héritiers de l’entreprise. Établir une juste valeur pour les contributions fait avant le transfert
Lorsqu’aucun des héritiers ne souhaite reprendre l’exploitation agricole familiale, la répartition égale des biens des parents peut s’avérer une méthode équitable de distribution. Cependant, lorsqu’un ou plusieurs héritiers ont travaillé dans l’exploitation agricole familiale et ont de ce fait contribué à l’accumulation de la richesse des propriétaires, de quelle manière doit on évaluer cette contribution? Pour compliquer la situation encore davantage, la contribution peut avoir été faite de bien nombreuses façons. Par exemple, l’exploitation agricole pourrait avoir augmenté ses actifs, ajouté ou conservé une entreprise, ou investi dans des installations dans lesquelles les propriétaires n’auraient pas investi si le ou les héritiers n’étaient pas revenus travailler dans l’entreprise familiale. Ces derniers, engagés dans l’entreprise, ont peut-être investi dans des installations qui sont situées sur la terre des propriétaires et qui, par conséquent, leur appartiennent.
Parfois, vu l’âge des propriétaires, l’héritier de la ferme est celui qui fournit d’autres types de services comme l’entretien de leur résidence, le transport, les achats, les soins à domicile, la gestion de l’entreprise, etc. Ce sont des services nécessaires, qui ont manifestement une valeur. Si les parents avaient à débourser pour recevoir ces services, cela réduirait la valeur du patrimoine. Il est injuste et déraisonnable de s’attendre à ce que les héritiers de la ferme fournissent ce genre de services sans obtenir de compensation équitable.
Alors, comment calcule-t-on la valeur de la contribution des héritiers d’une entreprise? Bien sûr, chaque situation est unique, tout comme l’est chaque famille d’agriculteurs, et il n’existe pas une seule réponse à la question de cette valeur. Le centre d’aide aux agriculteurs débutants de l’Université de l’Iowa a réalisé une étude de cas et conçu des feuilles de calcul afin d’entamer le dialogue concernant la valeur de la contribution. Les feuilles de calcul ne se veulent pas un modèle décisionnel établi, mais plutôt un outil destiné à calculer la valeur de cette contribution. L’étude de cas et les feuilles de calcul visent à fournir un exemple et un procédé pour amorcer l’évaluation de la contribution et à servir de point de départ dans la prise de décisions relatives à cette question délicate.
John Baker
John R. Baker travaille comme avocat auprès de l’Iowa Concern Hotline, section d’information et d’orientation du service de vulgarisation de l’Université de l’Iowa. En 1991, il a créé le projet Farm On, dont le rôle est de jumeler les agriculteurs avec les propriétaires fonciers et les agriculteurs débutants. Il a contribué à la mise sur pied d’autres programmes de jumelage semblables partout aux États-Unis. Il est le président et l’un des fondateurs de l’International Farm Transition Network, organisme offrant du soutien dans la mise en place de nouveaux programmes de jumelage. M. Baker a élaboré le séminaire AgLink pour les étudiants étant à leur dernière ou avant dernière année d’études et retournant à l’exploitation agricole familiale, ainsi que pour leur famille. En 1995, il a créé le manuel Farm Savvy, qui contient des renseignements sur le transfert intergénérationnel d’une ferme. Le séminaire AgLink et le manuel Farm Savvy ont été adoptés par de nombreuses organisations au pays.
En 1999, il a fondé, avec le regretté professeur Andrew Errington de la faculté Seale Hayne de l’Université de Plymouth, en Angleterre, le projet international de recherche sur la relève agricole et la retraite FARMTRANSFERS. L’enquête FARMTRANSFERS a été menée dans plusieurs provinces canadiennes et États américains, de nombreux pays européens ainsi qu’au Japon et en Australie.
De plus, M. Baker a écrit bon nombre d’articles et a donné des conférences un peu partout aux États-Unis sur la planification de la relève au sein de l’exploitation agricole familiale. Il a donné des cours au Canada, en Angleterre et au Japon. Il préconise la nécessité de comprendre les relations entre les personnes, la loi, la planification de la relève et l’exploitation agricole familiale. Il a obtenu un baccalauréat et une maîtrise en administration des affaires, de même qu’un doctorat en droit de l’Université Drake à Des Moines (Iowa).