Lowell B. Catlett, Ph.D.
Lowell Catlett, est professeur à la faculté d’agroéconomie et de gestion agricole du College of Agricultural, Consumer and Environmental Sciences. Il est également doyen et membre du conseil d’administration de l’établissement. Futurologue enthousiaste, il multiplie les présentations sur les nouvelles technologies et leurs répercussions sur la façon dont nous vivons et travaillons. À chacune de ses conférences, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale, l’immensité de son savoir étonne et déstabilise. Ses présentations, toujours enlevantes, ne manquent jamais de susciter la réflexion.
Lowell Catlett est titulaire d’un doctorat en économie de l’Iowa State University, et double récipiendaire du Don C. Roush Award for Excellence in Teaching. Il s’est également vu décerner le prestigieux Burlington Foundation Faculty Achievement Award for Outstanding University Teaching. En 1994, il fut l’un des deux récipiendaires régionaux de l’Excellence in College and University Teaching in the Food and Agricultural Sciences Award remis par la National Association of State Universities and Land Grant Colleges.
Le professeur Catlett a reçu littéralement tous les prix destinés à souligner l’excellence de l’enseignement universitaire remis par la New Mexico State University, dont, en 1990, le Westhafer Award for Teaching, qui est la plus haute distinction décernée par l’établissement. Depuis 2002, le professeur Catlett est l’un des six administrateurs de la New Mexico State University. Le professeur Catlett est reconnu dans le monde entier pour son expertise en ce qui à trait aux marchés des contrats à terme sur marchandises et régulièrement sollicité à titre de conférencier et d’expert-conseil par les sociétés qui tentent de prévoir l’évolution, à court et à long terme, des marchés à terme.
Il a récemment été nommé « Advisor of the Year » par le College of Agriculture and Home Economics et « Teacher of the Year » par la New Mexico State University.
En février 2007, l’American Society of Farm Managers and Rural Appraisers lui a remis le Carl F. Hertz Distinguished Service to Agriculture Award en reconnaissance de sa contribution au monde agricole.
Lowell B. Catlett exerce des fonctions d’expert-conseil auprès des départements de l’Agriculture, des Affaires intérieures, de la Défense et du Travail des États-Unis. De nombreuses sociétés Fortune 500 ont aussi recours à ses services.
Penser mieux
La révolution agricole du 21e siècle
Des plantes pour se nourrir, des plantes pour séquestrer le carbone; des animaux pour se nourrir, des animaux pour la santé; des terres pour l’agriculture, des terres pour la faune; de la nourriture comme carburant et de la nourriture pour la santé – nous assistons actuellement à une révolution agricole sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Non seulement l’agriculture devra-t-elle produire, au cours des 40 prochaines années, davantage de nourriture qu’elle n’en a fourni en 6 000 ans d’histoire écrite, elle sera indissociable des soins de santé, de l’écologie et de l’énergie. Explorons les tendances qui se dessinent dans les secteurs de la technologie, de la démographie, de l’économie et de la gestion et voyons comment les agriculteurs peuvent tirer le meilleur parti de cette révolution, car il ne s’agit plus maintenant de penser « gros », mais de penser « mieux », « différent ».
Rob Napier, Napier Agrifutures, Orange NSW 2800, Australia
Rob Napier est le directeur de Napier Agrifutures, une entreprise spécialisée en planification stratégique sur le plan de l’agriculture et du négoce agricole. Il a été doyen du Orange Agricultural College, de l’University of Sydney, pendant 14 ans.
Rob Napier étudie les changements mondiaux dans le domaine de l’agriculture, particulièrement l’avenir des entreprises agricoles familiales, ce qui l’amène à beaucoup voyager dans les grandes régions agricoles du monde entier. De plus, il est coauteur d’un livre sur la planification stratégique, destiné aux producteurs agricoles.
Rob Napier passe son enfance sur la ferme de sa famille, en Tasmanie, en Australie. Il vit actuellement près d’Orange, en Nouvelle-Galles-du-Sud, avec sa femme, Dee, sur une ferme de 41 ha, consacrés à la production de luzerne et à l’élevage de bovins de boucherie. De concert avec leur fils Andrew et sa femme Helen, ils exploitent aussi un gîte touristique de luxe.
M. Napier coopère à l’échelle nationale et internationale avec des groupes d’agriculteurs chefs de file du secteur, les aidant à saisir les occasions offertes par les changements mondiaux dans le domaine de l’agriculture. En 1995, puis en 2000, il met en place un plan stratégique à l’intention du Westchester Group, à Champaign, en Illinois, qui gère des actifs agricoles de plus de 400 millions de dollars aux États-Unis.
Il donne régulièrement des conférences dans son pays et partout dans le monde sur la gestion des changements en matière d’agriculture et du négoce agricole. Au Canada, il a déjà parlé devant les associations et les groupes suivants : le Conseil canadien de la gestion d'entreprise agricole, l’International Farm Management Association, Croplife Canada, Saskatchewan Pulse Growers, Saskatchewan Agrivision Corporation Inc., les Tiffen Series, Agricore United, les Cultivateurs unis de l'Alberta, la British Columbia Landscape & Nursery Association et le Conseil des ressources humaines de l'agriculture de l'Ontario.
M. Napier détient un baccalauréat en sciences agricoles de l’University of Tasmania, un diplôme en agriculture de la Cambridge University et une maîtrise en économique de l’University of New England. Il a aussi suivi deux cours de formation des gestionnaires à la Harvard University.
En outre, Rob Napier est vice-président de l’International Farm Management Association et membre de l’Australian Federal Government Agricultural Finance Forum.
Loin des sentiers battus : Les fermes familiales peuvent tirer profit de la volatilité et du changement
Le thème central de l’exposé de Rob Napier est de sensibiliser les exploitations agricoles familiales à la nécessité de développer de fortes capacités de planification stratégique afin d’imaginer et de saisir les futures possibilités d’affaires. M. Napier explique comment les fermes familiales, grandes et petites, qui suivent cette ligne de conduite, peuvent détenir un avantage comparatif vis-à-vis de grosses fermes constituées en société.
Son exposé porte sur l’actualité, les nouvelles tendances et les innovations qui pointent à l’horizon, et sur les manières de saisir ces nouvelles possibilités.
Il traite notamment des sujets suivants :
- Devenir multifonctionnelles : une obligation pour les fermes d’aujourd’hui, qui doivent savoir tirer profit notamment de la prestation de services environnementaux;
- Découvrir comment l’agriculture peut contribuer à la demande mondiale d'énergie;
- Trouver le moyen d’associer aux fermes familiales des commerces (liés ou non à l’agriculture) et des services qui ajoutent de la valeur;
- Saisir les occasions d’affaires offertes par les nouvelles technologies;
- Comprendre comment tirer profit des nouvelles demandes des consommateurs;
- Exploiter et maîtriser les ressource en eau, toujours de plus en plus précieuses;
- Atteindre l’avantage comparatif en matière de gestion de l’information;
- Tirer profit à la fois de l’exploitation de la ferme et de la valeur de la terre, qui augmente sans cesse;
- Gérer une entreprise dans un monde où la volatilité est une certitude;
- Saisir les avantages des nouvelles politiques gouvernementales (nationales et internationales), et en éviter les menaces;
- Combiner les entreprises agricoles avec d’autres branches d’activité, telles que la santé, les loisirs, le tourisme, les restaurants, etc.
À l’aide d’exemples tirés du vécu de vraies fermes familiales, Rob Napier présente des mesures de gestion qui permettent aux entreprises familiales, petites et grandes, de s’ouvrir au changement et de profiter des occasions cachées pour un avenir prospère.
Michael W. Bechtel, M.B.A., P.Ag.
Directeur des programmes pour les entreprises agricoles, Farmers of North America
Tout au long de sa carrière, Michael Bechtel a travaillé en étroite collaboration avec des producteurs pour accroître leur compréhension de leur entreprise, de manière à leur permettre d’exercer un meilleur contrôle sur celle-ci et d’en accroître la rentabilité. Pour ce faire, M. Bechtel s’est penché sur des problématiques liées au développement des produits; au commerce intérieur et international; à la salubrité alimentaire par rapport à l’accès au marché; et à la planification logistique, qui comprend l’optimisation de la manipulation et du transport des aliments et des produits agricoles dans l’ensemble du marché.
M. Bechtel a également œuvré à l’amélioration des services aux entrepreneurs et à leur application à la communauté agroalimentaire et agricole, en plus de participer à la lutte pour raffermir les pratiques de gestion d’entreprise à tous les niveaux de l’industrie.
Durant les années 1980 et au début des années 1990, M. Bechtel a fait partie d’un groupe central de professionnels de la Colombie-Britannique qui a conçu, élaboré et mis en œuvre un programme de gestion d’entreprise agricole unique ayant connu un vif succès. Ce programme était le premier du genre et a redéfini la norme en matière de gestion de ferme grâce à un taux de succès de 85 p. 100, en plus de devenir le prototype de nombreux programmes semblables mis sur pied aux quatre coins du Canada.
En 1999, M. Bechtel a été recruté par le College d’agriculture de l’Université de la Saskatchewan pour bâtir le premier programme d’agrobiotechnologie au Canada, qui mettait l’accent sur les besoins en matière de commerce, d’entrepreneuriat et de développement de l’industrie agrobiotechnologique en Saskatchewan et au Canada. Ces travaux ont abouti à la création de « The Entrepreneurial Scientist », une série unique de programmes de formation de cadres supérieurs conçus pour être donnés en partenariat avec les communautés agricole et biotechnologique.
À l’heure actuelle, M. Bechtel est membre de l’équipe Farmers of North America (FNA), où il assure le leadership dans l’élaboration d’une gamme d’outils de gestion de haute qualité conçus principalement pour permettre aux producteurs de maximiser la rentabilité de leur ferme. M. Bechtel et son équipe travaillent personnellement avec les agriculteurs membres sur l’amélioration de la tenue des dossiers et de la gestion financière, sur la planification sur un an, sur l’analyse critique du rendement, sur l’analyse critique visant à comparer les prévisions avec les indices de rendement, et sur la planification des activités agricoles sur trois à cinq ans. Une bonne part des tâches de l’équipe est fondée sur une approche intégrée face à la planification et l’évaluation plutôt que sur l’approche traditionnelle de la « ferme totale », qui se base au contraire sur la notion qu’une entreprise agricole est composée de centres de profits et de pertes multiples, qui, ensemble, contribuent à la rentabilité intégrée et collective de la ferme.
Le programme FNA a été déployé récemment; il est conçu pour être appliqué à l’ensemble des membres FNA partout au Canada.
Maximiser la rentabilité de chaque unité de production grâce à l’analyse de scénarios
Michael Bechtel possède une vaste expérience des services d’extension de la gestion d’entreprise agricole en Colombie-Britannique, en plus d’avoir travaillé en gestion avec des conseils et des organisations de marketing agricole œuvrant dans le domaine de l’horticulture et de la gestion de l’offre. Il traitera de l’importance de l’analyse des scénarios dans le cadre de la planification de l’entreprise agricole comme outil clé pour les fermes de toutes tailles et de tous types.
M. Bechtel commencera par définir l’entreprise agricole globale non comme un centre de production unique, mais plutôt comme la somme de ses unités de production comme centres de profits et de pertes distincts. Lorsqu’on considère que la ferme est composée d’une série de centres de profits individuels, un gestionnaire correctement équipé peut considérer les composantes individuelles comme des unités distinctes possédant des caractéristiques ainsi qu’un potentiel de réalisation de profit individuel qui leur sont propres.
Si un gestionnaire de ferme adéquatement équipé arrive à cerner les forces et les avantages de chacun des centres de production, il sera en mesure de fonder ses décisions relatives à la production sur leurs besoins individuels, de sorte à maximiser les profits réalisés dans chacune des unités. De cette manière, le profit sera maximisé pour l’ensemble de la ferme.
La gestion de ferme normalisée applique une approche d’optimisation de l’efficacité de « la ferme totale » et porte sur l’ensemble de la ferme, qu’il considère comme un seul et unique centre de profits et de pertes, tandis qu’une véritable gestion d’entreprise conçoit la ferme comme la somme de chacune de ses unités de production. Selon une approche normalisée de la gestion de ferme, un gestionnaire d’entreprise agricole pourrait sacrifier le potentiel de certains centres afin de réaliser un certain profit global pour l’ensemble de la ferme. La gestion par entreprise cherche à maximiser le potentiel de chacune des unités de production afin de maximiser les profits de la ferme… sans faire de sacrifice. Le profit de la ferme dans son ensemble sera accru.
L’analyse de l’entreprise requiert d’abord et avant tout un rigoureux système de tenue de dossiers et une planification adéquate, mais elle comporte l’avantage de vous permettre de prévoir la rentabilité de la ferme avec une certaine certitude. Ainsi, la planification d’entreprise aide le producteur à se préparer à la saison et à connaître avec certitude et à l’avance les paramètres de production, à effectuer des achats au rabais d’intrants et à parer aux imprévus. Une planification efficace encourage le producteur à viser la rentabilité. Plutôt que de simplement cibler le rendement et la qualité d’une production, l’agriculteur est en mesure de fixer des objectifs clairs au chapitre des profits.
Pierrette Desrosiers, Mps psychologue et coach
Pierrette Desrosiers est la première psychologue du travail et coach spécialisée, dans le monde agricole au Québec. Elle s'intéresse entre autres aux nombreux défis humains, dans les entreprises familiales agricoles.
Issue d'une famille d'agriculteurs et conjointe d'un producteur agricole depuis plus de 20 ans, Pierrette Desrosiers s'est continuellement intéressée au milieu agricole. Ses années d'interventions professionnelles auprès des producteurs agricoles, lui ont permis de constater la croissance vertigineuse du stress et de la détresse psychologique chez la clientèle agricole, et lui ont montré, de plus, l'urgence de s'attaquer à cette problématique d'envergure.
Conférencière d'impact, originale et reconnue par tout le milieu agricole, celle-ci se démarque par sa rigueur, son approche humoristique et la pertinence de ses propos. Son approche novatrice, son humour ainsi que sa capacité à faire une réelle différence dans la vie de ceux et celles qu'elle rencontre, font de Pierrette l'une des conférencières les plus appréciées du milieu agricole, tant au Québec qu'au Canada.
Ses conférences et ateliers interpellent les individus, dans la gestion de soi et des relations interpersonnelles. Au sein de celles-ci, Pierrette Desrosiers favorise le développement du Savoir-Être pour un meilleur Savoir-Faire, dans le contexte d'une agriculture humaine.
‘Développez vos compétences émotionnelles, récoltez les succès dans l’entreprise
Pourquoi certains entrepreneurs réussissent malgré les facteurs externes et arrivent à demeurer compétitifs, rentables et aussi y trouver le bonheur au quotidien? C’est maintenant reconnu, le succès en agriculture est peu relié au secteur, à la taille ou aux technologies. Mais alors qu’est-ce qui distingue les meilleurs entrepreneurs agricoles? Plusieurs études démontrent très clairement que le quotient intellectuel (QI) et les connaissances techniques ne suffisent pas à expliquer les différences de performances entre les entrepreneurs. En fait, selon Daniel Goleman, 81 % des compétences qui distinguent les leaders remarquables, sont reliées à l’intelligence émotionnelle.
Les compétences émotionnelles sont définies comme « la capacité d’utiliser ses émotions et celles des autres dans certaines situations afin d’atteindre et de réaliser ses objectifs personnels et/ou professionnels ». La personne qui sait percevoir et gérer ses émotions et celles des autres, prend de meilleures décisions, concrétise ses projets et s’entend mieux avec les autres.
Les domaines d’application de l’intelligence émotionnelle sont multiples: la capacité à prendre des décisions, la gestion du stress, la communication, la gestion des conflits, la mobilisation d’une équipe et les relations familiales. Globalement l’intelligence émotionnelle est intimement reliée au succès en affaire et dans la vie.
Il est reconnu que les producteurs de l’avenir seront ceux qui se distingueront par leur capacité à innover, s’adapter et à gérer adéquatement les différentes ressources (humaines, financières et matérielles). Ces capacités sont directement influencées par la capacité à gérer ses émotions.
Une des compétences clés de l’intelligence émotionnelle est la gestion du stress. Lorsque l’individu n’arrive plus à gérer son stress d’une façon adéquate, les fonctions cognitives ou supérieures du cerveau, en d’autre terme le « quotient intellectuel » est grandement affecté. En fait, le stress paralyse les fonctions supérieures intellectuelles, celles qui nous permettent d’être logiques, d’analyser des faits, de planifier, de trouver des solutions, d’être innovateurs, d’intégrer des informations et de prendre des décisions.
Dans cette conférence nous verrons donc, quelles sont les compétences émotionnelles, comment et pourquoi l’utilisation de celles-ci peut être déterminante dans le choix d’un modèle d’entreprise et son impact financier. Finalement, des stratégies concrètes de développement des compétences émotionnelles seront aussi abordées.
Grant et Colleen Dyck, Lauréats nationaux des Jeunes agriculteurs d’élite du Canada 2009
Grant et Colleen Dyck sont les fiers propriétaires d’Artel Farms, une exploitation céréalière et d’oléagineux de 4800 hectares située à Niverville, au Manitoba. Le père de Grant a su instaurer chez Grant un désir pour l’agriculture qui l’a amené à louer ses premières terres à l’âge de seize ans. Après l’obtention d’un diplôme en agriculture à l’université du Manitoba, Grant a dû composer avec le décès soudain de son père. À l’âge de vingt-trois ans, Grant a formé un partenariat avec des membres de sa famille. Plus tard, il a acheté leurs actions afin de devenir en 2005 le propriétaire unique d’Artel Farms.
Par définition. Artel signifie un groupe de personnes travaillant ensemble vers un but commun. Grant et Colleen croient que les gens sont leurs meilleurs atouts. Ils peuvent compter sur sept employés à temps plein et dix-huit employés à temps partiel sans parler des professionnels qu’ils consultent. Lors que les Dyck ont pris possession d’Artel, il y avait seulement quatre ou cinq cultures en production. Maintenant, plus de treize cultures sont produites afin de tirer pleinement profit de la machinerie et des ressources. La superficie des terres a doublé depuis l’acquisition de la ferme il y a neuf ans. Le travail de la terre sans ou avec peu de labour a augmenté l’efficacité de la ferme. Grant travaille en étroite collaboration avec Water Stewardship (gouvernance de l’eau), car la gestion du drainage est très importante étant donné que la ferme des Dyck est située dans la zone inondable de la rivière Rouge. Colleen travaille depuis quatre ans dans une entreprise de barres énergétiques à valeur ajoutée, The Great Gorp Project. Wood Anchor, une entreprise qui transforme le bois d’ormes malades en planchers, aide à tenir le personnel à temps plein occupé durant la saison morte.
Même si leurs trois enfants âgés de moins de six ans les tiennent très occupés, ils trouvent le temps de s’impliquer dans la communauté. Grant est directeur de la Western Canadian Wheat Growers Association tandis que Colleen est membre du conseil d’administration de la Manitoba Food Processors Association et elle est très active dans son église. Les Dyck aiment le style de vie, les possibilités, l’indépendance et la diversité de la vie à la ferme et croient que « les plus gros problèmes offrent les meilleures possibilités ».
Bruce A. Vincent
En 1984, une fois ses études terminées, Bruce A. Vincent s’est installé à Libby, dans son Montana, avec sa famille. Il s’est joint à Vincent Logging – une petite entreprise familiale mise sur pied par son père en 1968 – à titre de directeur des opérations. Comme son père et son grand-père, il œuvre dans l’industrie forestière.
En 1988, Bruce A. Vincent a participé à la création de Communities For A Great Northwest, un groupe d’information sans but lucratif militant pour une utilisation intelligente des ressources naturelles qui compte aujourd’hui des membres dans tous les états du Nord-Ouest. Dès sa première intervention, intitulée « The Great Northwest Log Haul », le groupe a su capter l’attention du gouvernement et conscientiser les élus aux problèmes d’approvisionnement en ressources rencontrés dans les états du nord-ouest des Étasts-Unis.
À l’heure actuelle, Bruce A. Vincent est président de Communities For A Great Northwest, directeur général du programme d’échanges culturels Provider PalsMC (récipiendaire du prestigieux prix Preserve America Presidential Award) et est l’un des associés de la firme de relations publiques ENVIRONOMICS. Il siège également à de nombreux conseils et comités, dont le conseil de l’Evergreen Foundation, le conseil du Pacific Logging Congress, le Comité consultatif des ressources de Kootenai Forest, le comité de gestion citoyenne de la Thompson Chain of Lakes dans l’état du Montana, et est membre de la Cabinet/Yaak Grizzly Bear Community Involvement Team.
Bruce A. Vincent a récolté un grand nombre d’honneurs et de distinctions au cours de sa carrière, notamment le Timber Industry Activist of the Year Award, le Montana Timberman of the Year Award, le Sylvan Award, pour sa contribution à l’industrie nationale du bois d’oeuvre, et le Public Service Award de l’Association of Consulting Foresters of America. En 2007, il a remporté le Veritas Award décerné par Agri-Women et a reçu, cette année, le prix « Keeper of the Tenth » remis par l’organisation Women in Agriculture. Il a, de plus, été intronisé au Temple de la renommée de la Libby High School.
Bruce A. Vincent est titulaire d’un baccalauréat en génie civil et d’une maîtrise en administration des affaires de la Gonzaga University de Spokane, dans l’état de Washington. Bruce A. Vincent et son épouse, Patti Jo, cumulent 30 années de mariage. Ils ont quatre enfants, deux gendres et deux petits enfants.
La famille de Bruce A. Vincent est établie dans le Montana depuis 1904. Les activités qu’il poursuit actuellement perpétuent l’engagement de sa famille à l’égard de l’environnement et d’une utilisation responsable des ressources.
L’agriculture aura-t-elle l’énergie de tirer parti de l’avenir?
Dans nos deux pays, l’industrie agricole ne peut exister qu’avec l’accord du public : nous devons maintenir cette approbation de nos activités pour demeurer en vie. La société qui nous donne cette permission, chez vous comme chez nous, est aujourd’hui fortement urbanisée. Les gens ne savent plus d’où proviennent les aliments et sont extrêmement soucieux de protéger l’environnement et les animaux. Le défi auquel les États-Unis et le Canada sont confrontés consiste à faire adhérer le public à une vision environnementale qui sert de fondement à notre autorisation de fonctionner; cette vision doit être basée sur l’espoir plutôt que la peur, sur la science plutôt que l’émotion, sur l’éducation plutôt que le litige, sur la résolution plutôt que le conflit et sur l’emploi plutôt que la suppression des ressources humaines.
J’aimerais empreindre mes propos d’une bonne dose d’espoir pour l’agriculture au Canada. Le public en a assez de se faire répéter que la planète agonise, de se faire rappeler tout ce qui va de travers; il a soif d’information sur ce qu’il est possible de faire pour l’humanité tout en protégeant l’environnement. Le public est désespérément en quête d’espoir, et ce besoin d'espoir est notre chance de conserver notre marge de manœuvre. J’enjoins les producteurs canadiens à voir le contact avec le public comme un poste à part entière du budget de leur entreprise, et non comme de simples paroles, et à y consacrer les ressources humaines et financières nécessaires. La production agricole fleurira si elle parvient à convaincre la population qu’elle est un chef de file en matière de protection de l'environnement et de santé animale et qu’elle est en réalité le « choix vert » pour un public soucieux de la santé de la planète.
Greg & Tania MacKenzie, MacKenzie Produce, P.E.I., Canada
Quand l’occasion se présente, il faut la saisir. Greg et Tania MacKenzie ont mis cette philosophie en pratique pour devenir propriétaires de MacKenzie Produce, une exploitation de culture de choux maraîchers à Stratford, sur l’Île-du-Prince-Édouard. Greg a grandi sur une petite ferme bovine, mais il a trouvé sa vocation une journée quand il est allé aider un ami sur sa ferme maraîchère. Greg y est resté et a gravi les échelons pour devenir gérant de la ferme Balderston Produce. Dix ans plus tard, l’occasion s’est présentée d’acheter trente hectares de choux maraîchers, des entrepôts et une maison. Greg et Tania étaient fébriles à l’idée de devenir leurs propres patrons.
Depuis qu’ils sont devenus propriétaires en 2003, les MacKenzie ont fait plusieurs améliorations qui comprennent l’intégration de l’entrepôt avec les bâtiments de classification, la construction de plateformes de chargement, de salles de classement et d’un entrepôt réfrigéré pour stocker les légumes toute l’année au lieu de louer de l’espace d’entreposage. Lors de l’acquisition, Greg et Tania ont renommé l’entreprise Balderston MacKenzie Produce afin de maintenir leurs marchés. En 2007, ils avaient confiance qu’ils pouvaient changer le nom de la ferme à MacKenzie Produce afin d’avoir leur propre identité. Balderston Produce produisait principalement du chou, du brocoli, du chou-fleur et des navets. Greg et Tania ont cependant augmenté la superficie de la ferme à 46 hectares et ont ajouté des pois, des haricots, des citrouilles, des courges et des concombres à leur production. Le chou est maintenant la principale production et il est entreposé et vendu à longueur d’année. En 2008, ils ont commencé à vendre directement de leur ferme et ont commencé un service de livraison aux épiceries et aux restaurants locaux en plus de fournir tous les restaurants chinois de Charlottetown à longueur d’année.
Les trois jeunes enfants de Greg et Tania, âgés de quatre à douze ans, aiment aider où ils peuvent. Les MacKenzie sont bénévoles lors d’activités sportives et donnent des légumes aux soupers-bénéfices et aux banques alimentaires. Greg est trésorier de l’Association horticole de l’Île-du-Prince-Édouard et ils sont tous les deux actifs au sein de leur église. Chez MacKenzie Produce, la qualité est toujours la priorité.
Mme Bano Mehdi, M.Sc., Étudiante au doctorat, Université McGill
Mme Bano détient un baccalauréat et une maîtrise en sciences de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement à l’Université McGill. Elle a obtenu ces deux diplômes au Campus Macdonald. Son baccalauréat spécialisé en sciences des sols a grandement suscité son intérêt pour les processus biochimiques du sol. Par conséquent, elle a poursuivi ses études dans ce domaine et a terminé une maîtrise en sciences dont le mémoire traitait du lessivage des nitrates du sol utilisé dans différentes pratiques de gestion des cultures.
Après avoir obtenu sa maîtrise en sciences en 1998, Mme Bano a décroché un emploi à titre de chercheuse scientifique pour Resource Efficient Agricultural Production (REAP Canada). Il s’agit d’une organisation non gouvernementale, spécialisée dans la culture des biocarburants chez les producteurs canadiens, pour laquelle Mme Bano a mené des recherches agronomiques en milieu réel. Elle s’intéressait particulièrement à la culture du panic raide comme matière biologique, à l’étude de la séquestration du carbone par les sols de plusieurs cultures de biocarburants et aux émissions de gaz à effet de serre provenant de l’agriculture.
En 2000, Mme Bano est devenue membre du Centre Brace de gestion des ressources en eau de l’Université McGill, où elle a axé ses recherches sur des questions en matière de changement climatique. Par exemple, c’est à ce centre qu’elle a géré certains projets de recherche liés à la gestion de l’eau agricole et aux mesures d’adaptation au changement climatique. Au cours de cette période, elle a également donné le cours « Conservation des sols et des eaux » dans le cadre du Programme de gestion et technologie agricoles. De 2001 à 2007, Mme Bano a dirigé le Secteur des ressources hydriques du Réseau canadien de recherche sur les impacts climatiques et l’adaptation (C-CIARN), lequel est situé au Centre Brace et est financé par Ressources naturelles Canada.
Habitée par le désir de devenir une grande spécialiste dans le domaine de l’agriculture et du changement climatique, Mme Bano a commencé à l’automne 2008 un doctorat au Département de géographie de l’Université McGill. Le sujet de sa thèse porte sur l’impact du changement climatique sur l’utilisation des terres cultivées ainsi que les conséquences sur les ressources en eau. Elle souhaite terminer sa thèse en 2012.
Les sujets de recherche auxquels s’intéresse Mme Bano comprennent les suivants : les impacts du changement climatique sur l’utilisation des terres cultivées, les impacts du système de culture sur la qualité de l’eau de surface, les pratiques exemplaires en matière de gestion agricole, l’adaptation au changement climatique en milieu agricole, les méthodes d’irrigation efficaces, la production de matières premières pour l’industrie des biocarburants, la séquestration du carbone par les sols et la réglementation des eaux.
Greg Pearce, comptable et conseiller en sécurité financière agréé
Au cours de sa carrière, il a travaillé pour la firme de comptables agréés Coopers & Lybrand, Digital Equipment of Canada et le collège Algonquin à titre de chargé de cours à temps partiel en comptabilité. De plus, il a travaillé pour l’Office canadien de commercialisation des oeufs à titre d’agent financier et de directeur de l’exploitation pendant 19 ans. Pendant cette période, il a eu la chance d’observer le fonctionnement interne du système de gestion de l’offre ainsi que l’environnement agricole canadien dans son ensemble. Il a commencé à travailler à son compte en 2006, faisant des déclarations de revenus des particuliers et des sociétés et offrant des services de consultation financière au Conseil canadien de la gestion d'entreprise agricole. En 2007, il a obtenu une licence lui permettant de travailler dans le domaine des placements et des assurances et il a commencé à travailler pour Freedom 55 Financial à titre de conseiller en sécurité financière. L’une des raisons qui l’ont amené à devenir planificateur financier était le fait de pouvoir mettre à profit son éducation et son expérience afin d’aider les gens confrontés à des problèmes de planification financière. Puisque les collectivités agricoles sont souvent marquées par des niveaux d’endettement élevés et des niveaux de revenu variables, il est très important d'adopter de bonnes pratiques financières permettant d’augmenter les chances d'obtenir un succès financier. À l’heure actuelle, Greg Pearce conseille un large éventail de clients afin de les aider à atteindre leurs objectifs financiers.
Planification de la sécurité financière – Quelles sont les quatre composantes clés d’un plan financier complet?
Dans le cadre de l’atelier qu’il présentera, Greg Pearce, comptable agréé et conseiller en sécurité financière agréé, passera en revue les quatre composantes clés de tout plan de sécurité financière qui se respecte. Il présentera et expliquera plusieurs idées pratiques qui vous seront fort utiles lors du processus de planification. Au terme de cet atelier, vous comprendrez mieux le processus de planification et saurez quels sont les principaux aspects à prendre en compte dans l’élaboration de votre plan financier. Cet atelier devrait inciter ceux et celles qui remettent constamment à demain l’élaboration de leur plan financier à passer à l’action. Greg Pearce mentionnera également quelques-unes des questions fondamentales que vous devez poser à votre planificateur financier – actuel ou nouveau.
Gwendolyn Simpson, Inspired Market Gardens
Gwen Simpson est propriétaire d’Inspired Market Gardens (IMG), entreprise primée située près de Carvel, en Alberta, qui cultive « fines herbes, fleurs, produits alimentaires et plaisir ». IMG produit de manière durable herbes, fleurs comestibles, fleurs coupées du patrimoine, plants de tomates anciennes, verdures et légumes de spécialité. Sur la ferme se trouvent une serre, un jardin de fleurs coupées et un incomparable magasin de campagne spécialisé en produits gastronomiques naturels faits au Canada et en produits à base d’herbes médicinales. On trouve les produits d’IMG à la ferme même, dans les marchés de producteurs, dans des restaurants, chez des traiteurs, ainsi qu’à des points de vente de produits frais en gros et au détail. De plus, Inspired Market Gardens organise, seul ou avec des partenaires, des événements comme la drave du printemps, la dégustation de vin, de miel et de fleurs, Noël à la campagne et des « courses mondiales de bassets ».Élevée sur une ferme en Colombie-Britannique, Gwen Simpson a voyagé et vécu à l’étranger. Elle compte plus de 30 ans d’expérience en tant qu’agente de formation et consultante internationale et en tant que propriétaire d’entreprise. Outre son travail à la ferme, Mme Simpson cumule d’autres occupations : écriture, recherche et conférences sur le monde des affaires, en plus de donner des ateliers et de parler, à la télévision, de cuisine, de jardinage, de gestion agricole et d’agriculture durable.
Gwen Simpson enseigne dans le cadre du programme Organic Master Gardener, à Stony Plain, en Alberta, et elle figure sur la liste des conférenciers du Conseil canadien de la gestion d'entreprise agricole. En outre, elle est membre organisationnel de plusieurs initiatives rurales collectives d’agritourisme et, en 2007, elle a été l’une des lauréates du prix fédéral-provincial « Best Practices Renewal Award », décerné en Alberta.
Dévouée à l’intégration des agriculteurs à l’économie de l’alimentation locale, Mme Simpson travaille aussi à rendre l’agriculture durable sur les plans économique, environnemental et affectif. Ses modèles, recherches et pratiques exemplaires de gestion sont truffés d’anecdotes, d’exemples, de récits et de photographies.
Stratégies de gestion adaptées à la microagriculture
Perspective :
Comment intéresser aux « stratégies de gestion » le producteur qui trime dur jour après jour sur sa petite ferme? Qui a le temps de s’occuper de stratégies quand on travaille seul ou avec une poignée de collaborateurs? On a une idée, on la fait fructifier, on en vend le produit, on fait ses comptes (ou on ne les fait pas), et on sait si on peut continuer ou non. C’est simple, n’est-ce pas? Mais peut-être est-ce un peu plus compliqué qu’il y paraît. Au marché ou à la ferme, quand un client demande pourquoi vos produits coûtent tellement cher, il n’a aucune idée de tout ce qui entre en ligne de compte pour produire la carotte, la plante, le morceau de viande que vous avez à vendre. Mais vous-même, le savez-vous vraiment? Cet atelier s’intéresse à l’élaboration de systèmes simples qui vous permettront de vraiment savoir « combien ça coûte » et « combien demander pour tel produit ». Comment dresser la liste de tout ce qui a contribué à amener ce « produit » au marché? Votre prix est-il assez élevé? Serait-il possible d’améliorer l’efficacité de votre méthode? Qui sait, vous devriez peut-être même cesser cette production. Appliquer les pratiques de gestion globales à des exemples tirés de vraies fermes vous montrera peut-être une autre façon de faire – ou vous amènera au moins à vous poser des questions difficiles, telle que comment mieux planifier et diriger votre exploitation.
Les sujets traités comprennent :
Pensée systémique : mettre en place des réseaux de petites fermes prospères qui prendront en charge les questions d’argent, de personnel et de ressources. La gravité de l’« économie de poule mouillée » quand vient le temps d’évaluer les risques. Les avantages du modèle global « planification – surveillance – contrôle°– nouvelle planification ». Comment concilier « qualité de produit » et « qualité de vie » avec la gestion agricole? Outils de marketing, votre expérience et travailler ensemble à la conception de produits. Sans oublier comment répondre à la question du client!
Matthew H. Buck, Directeur adjoint, Food Alliance
Matthew Buck s’est joint à Food Alliance (foodalliance.org) en 2004. Food Alliance est une organisation sans but lucratif qui œuvre à la jonction de la science et de l’entreprise et dont la mission consiste à favoriser la durabilité en agriculture et au sein de l’industrie alimentaire par l’octroi d’une certification garantissant le maintien de conditions de travail équitables et sécuritaires, le traitement humain des animaux et une gérance consciencieuse des écosystèmes. À titre de directeur adjoint, M. Buck est responsable de la planification stratégique, de l’évaluation des programmes, des communications et du développement.
Avant d’entrer au service de à l’équipe de Food Alliance, Matthew Buck a travaillé pendant sept ans pour Sustainable Northwest (sustainablenorthwest.org), un organisme régional sans but lucratif qui favorise le développement économique écologiquement rationnel dans les collectivités du nord-ouest du Pacifique. À titre de directeur des communications, il a dirigé les travaux de recherche et de rédaction qui ont mené à la publication d’une série en quatre volumes, intitulée « Founders of a New Northwest », qui regroupe plus de 100 études de cas d’initiatives de développement durable mises en œuvre par des particuliers, des entreprises et des collectivités. M. Buck est également à l’origine de l’Oregon Sustainability Forum et du Sustainability Forum, qui ont respectivement eu lieu en 2001 et 2003. Chacun de ces congrès a attiré plus de 1 000 personnes, qui, pendant trois jours, ont assisté à près de 120 présentations données par plus de 250 conférenciers sur un large éventail de sujets en lien avec la durabilité.
Matthew Buck est également l’auteur d’un document de 141 pages intitulé « Sustainable Agriculture: Continuing to Grow », publié en 2000 par Western Sustainable Agriculture Research and Education (WSARE), le centre de recherche et d’éducation en agriculture durable du département de l’Agriculture des États-Unis. Ce livre fait la synthèse des recherches agronomiques en milieu réel financées par WSARE et présente les profils de 30 entrepreneurs propriétaires d’une ferme ou d’un ranch.
M. Buck a agi à titre de conseiller auprès de l’État de l’Oregon dans le développement du site Web SustainableOregon.net; il a contribué à la conception, au contenu et à l’édition.
Matthew Buck a également piloté, à titre de président du conseil de Friends of Zenger Farm (zengerfarm.org), un projet d’envergure visant à transformer une ferme historique de 16 acres de la région de Portland en centre d’éducation. Aujourd’hui, ce centre offre des programmes d’alimentation, d’agriculture et d’environnement à l’intention des jeunes et épaule les agriculteurs débutants et immigrants qui désirent démarrer une entreprise agricole.
Matthew Buck est titulaire d’un baccalauréat ès arts en sociologie et anthropologie du Lewis and Clark College et cumule plusieurs années d’expérience dans le domaine de la recherche et de l’éducation sociales.
Il vit à Portland en compagnie de son épouse, Courtney Ferrari, avec qui il partage sa vie depuis près de 20 ans, et leur fille, Helen. Il ne rate jamais une occasion de se déplacer à vélo; parcourant chaque année près de 5 000 km sur deux roues. Il est aussi un fervent adepte de plongée sous-marine. M. Buck a passé plus de cinq années à l’étranger; il a vécu et voyagé au Japon, au Sénégal, en Grande-Bretagne, en Chine, au Honduras et dans plusieurs autres pays.
« La viabilité au sein du marché : les avantages de l’agriculture à valeur ajoutée »
Dans le cadre de cet atelier, Matthew Buck passera en revue différentes études de consommation et examinera les tendances du marché dans le but de déterminer les occasions qui s’offrent aux entreprises qui développent et commercialisent des produits socialement responsables et respectueux de l’environnement. Les avantages potentiels du recours à une certification ou à une étiquette écologique, de même que les facteurs qui influent sur la crédibilité et la réussite des entreprises qui utilisent ces « labels », seront examinés. Matthew Buck présentera également les profils de fermes, de ranchs et d’entreprises de transformation qui ont su créer des marques distinctives et durables, et insistera sur les enseignements qui se dégagent de ces exemples de réussite
Apportez vos questions et préparez-vous à discuter de votre entreprise, de votre clientèle cible, des façons de différencier vos produits par l’ajout de valeur, ainsi que des avantages et des risques potentiels liés à l’adoption de nouvelles pratiques en matière de production ou de mise en marché.
Présentateur : Matthew Buck est le directeur adjoint de Food Alliance, une organisation sans but lucratif qui œuvre à la jonction de la science et de l’entreprise et dont la mission consiste à favoriser la durabilité en agriculture et au sein de l’industrie alimentaire par l’octroi d’une certification garantissant le maintien de conditions de travail équitables et sécuritaires, le traitement humain des animaux et une gérance consciencieuse des écosystèmes.
Joerg O. Zimmermann, Ph. D., Winnipeg, Manitoba, Canada
M. Zimmermann a grandi sur la ferme familiale, près de Stuttgart, en Allemagne. À la suite de stages effectués sur des fermes céréalières en France et au Canada, il a décroché son diplôme avec majeure en économie agricole à l’Université de Hohenheim, en Allemagne. Il a obtenu son doctorat sur les techniques de gestion des grandes entreprises agricoles de la Russie à la même université.
Durant ses recherches approfondies sur les stratégies de gestion et les systèmes de contrôle appliqués par les exploitations agricoles d’envergure en Europe de l’Est et dans la CEI – principalement en Russie – , il a eu la chance de visiter un grand nombre de fermes dans cette région du monde. En 2002, il a cofondé une ferme à Samara, en Russie, qui s’étend actuellement sur 2 300 hectares.
Après avoir bâti un réseau de vente de semences et établi une ferme de 2 000 dans le nord du Kazakhstan, M. Zimmermann s’est joint à un fonds d’investissement basé aux États-Unis possédant de vastes entreprises agricoles en Europe de l’Est et dans la CEI.
À la suite de ses aventures de pionnier en Europe de l’Est, sa famille et lui se sont établis à Winnipeg, au Manitoba, où il occupe actuellement un emploi au sein du service des ventes internationales de Ag Growth Industries.
Techniques de gestion pour les grandes fermes commerciales
Cet atelier, qui allie théorie et pratique, porte sur la gestion des grandes entreprises agricoles et, plus particulièrement, sur les immenses exploitations agricoles de la Russie. À l’issue de cet atelier, les participants auront élargi leurs horizons puisqu’ils en sauront davantage sur ce qui se fait en agriculture à l’étranger et disposeront de nouvelles idées qu’ils pourront mettre en pratique pour améliorer leur propre exploitation agricole.
Parmi les sujets qui seront abordés figurent les suivants :
- brève présentation de l’agriculture russe et de ses développements historiques à l’aide de chiffres, de statistiques et d’images
- quelques aspects clés des techniques de gestion agricoles qui avaient cours à l’époque du régime soviétique
- Progrès récents de l’agriculture russe (agriculture commerciale à grande échelle)
- Considérations théoriques et exemples pratiques d’économies d’échelle comparativement aux coûts des transactions dans les grandes fermes commerciales
- La pratique de l’agriculture requiert d’occuper une vaste superficie (et l’exploitation de l’entreprise se fait parfois dans plusieurs endroits différents). Comment cette réalité influe-t-elle sur vos techniques de gestion, comparativement aux entreprises dont toutes les activités sont concentrées en un même endroit (p. ex. un bureau où tout est à portée de main)?
- Systèmes de gestion
Les participants à cet atelier seront expressément invités à orienter, de manière interactive, l’atelier dans la direction de leur choix.
Gerry Holland, P.Ag., Saskatchewan
Gerry Holland a grandi dans une ferme familiale près d’Avonlea, en Saskatchewan. En 1978, il a obtenu un baccalauréat ès science agricoles de l’Université de la Saskatchewan.
Il a, par la suite, fait l’acquisition de la ferme familiale mixte, dont il assure depuis l’exploitation. Au fil des ans, l’entreprise a produit une grande variété de céréales, d’oléagineux, de légumineuses à grain et de fourrages, en plus de faire l’élevage de bovins et de bisons. À l’heure actuelle, la ferme des Holland effectue une transition, car il y a quelque temps, Gerry Holland et sa conjointe se sont réinstallés à Regina afin que ce dernier puisse s’acquitter de ses engagements professionnels auprès du ministère de l’Agriculture de la Saskatchewan.
De 1984 à 1998, Gerry Holland a travaillé comme consultant privé en gestion agricole et aidé d’innombrables agriculteurs à dresser le bilan de leur entreprise, soupeser diverses possibilités et élaborer des plans d’affaires et des plans stratégiques.
Gerry Holland est l’un des administrateurs fondateurs et l’actuel président de Blue Hills Ventures Ltd, un regroupement qui exploite une usine de transformation de légumineuses à grain détenue en copropriété par des producteurs et la collectivité d’Avonlea. L’entreprise nettoie des légumineuses cultivées localement, puis expédie son produit aux quatre coins du monde par l’intermédiaire de plusieurs firmes d’exportation.
Depuis 1998, Gerry Holland travaille au ministère de l’Agriculture de la Saskatchewan, où il a occupé différents postes. En ce moment, il exerce les fonctions de spécialiste provincial en gestion d’entreprise agricole. Ses principales responsabilités sont liées aux stratégies de gestion d’entreprise agricole et à la planification de la relève. Il est également responsable d’administrer et de mettre à la disposition des agriculteurs de la Saskatchewan divers produits, programmes et services de gestion d’entreprise agricole. Il a animé de nombreux ateliers sur la planification de la relève et les coûts de production un peu partout dans la province.
Gerry Holland et sa conjointe, JoAnn, ont quatre grands enfants, qui ont tous quitté le nid familial. Bien que l’absence de leur progéniture leur cause, parfois, quelque tristesse, les Holland apprécient tout de même leur liberté retrouvée, car elle leur permet de voyager davantage.
Bryan Gilvesy HBA, Richard Ivey School of Business, University of Western Ontario
Propriétaire de Y U Ranch, une exploitation d’élevage maintes fois récompensée située dans le comté de Norfolk, en Ontario, Bryan Gilvesy est un chef de file dans le domaine de l’agriculture durable et de la responsabilité environnementale. Le bœuf certifié « Aliments locaux Plus » (Local Food Plus) que produit Y U Ranch est vendu directement aux consommateurs du sud de l’Ontario.
À titre de président du projet pilote novateur ALUS (Services de diversification des modes d’occupation des sols) du comté de Norfolk, M. Gilvesy est à la tête d’un nouveau programme qui fait des producteurs agricoles des fournisseurs de solutions environnementales de premier plan. M. Gilvesy a participé à la création de l’Ontario Conservation Credit, un mécanisme qui mise sur la séquestration du carbone comme moyen de produire des résultats environnementaux durables sur les terres de l’Ontario. Il a également proposé diverses solutions axées sur la production d’énergie durable à partir de biomasse.
Au fil des ans, Y U Ranch s’est vu décerner de nombreux prix, dont l’International Texas Longhorn Association Breeder of the Year Award, en 2009; le Prix d’excellence canadien pour la gérance de l’environnement, en 2008; le Prix du premier ministre pour l’excellence en innovation agricole, en 2007; et le « Local Food Hero Award » du Conseil de la politique alimentaire de Toronto, en 2006.
La tarification du carbone crée de nouvelles occasions en agriculture
Les agriculteurs façonnent le paysage et organisent les terres qu’ils occupent depuis des temps immémoriaux et sans doute est-ce pour cette raison qu’on leur reconnaît généralement les fonctions de premiers artisans et premiers gardiens de la terre. Gérer les sols et la matière organique qu’ils contiennent est une seconde nature pour les agriculteurs du Canada et c’est tant mieux, car notre pays s’apprête à entrer dans une ère nouvelle, alors que les mécanismes de plafonnement et d’échange, conçus pour combattre les changements climatiques, se révèlent un moyen efficace de fixer le coût des émissions de gaz à effet de serre.
Du fait de leur capacité historique à gérer de manière durable la matière organique des sols, les agriculteurs sont appelés à jouer un rôle déterminant au sein d’un système de plafonnement et d’échange. Les agriculteurs canadiens possèdent à la fois les compétences requises pour séquestrer le carbone (la matière organique est principalement composée de carbone) et les terres nécessaires pour entreposer le carbone et produire différentes formes d’énergie renouvelable.
Les mécanismes de plafonnement et d’échange constituent un moyen efficace de pénaliser ceux qui émettent des quantités excessives de gaz à effet de serre (parmi lesquels figurent le carbone, le dioxyde, le méthane et d’autres gaz qu’on mesure communément en tonne d’équivalent-CO2) et de récompenser, par des avantages sur le marché, ceux qui séquestrent du carbone, en limitent les émissions ou créer des formes d’énergie renouvelable.
Nous verrons en premier lieu quelles formes les programmes de plafonnement et d’échange pourraient prendre, puis examinerons les méthodes de séquestration du carbone et de réduction des émissions qui peuvent être appliquées à petite échelle dans les fermes du pays. Nous nous poserons les questions suivantes : Qui peut participer? Qu’est-ce qu’un protocole de quantification? Qui sont les courtiers-fournisseurs? En quoi consiste la vérification? Par où commencer?
Cet atelier sera axé principalement sur les occasions pour les agriculteurs de créer, au moyen des compétences et des outils traditionnels dont ils disposent, de nouvelles sources de revenus fondées sur les marchés du carbone et de l’énergie renouvelable. Enfin, puisqu’il ne fait aucun doute que les programmes de plafonnement et d’échange de droits d’émissions entraîneront une hausse du prix des engrais et de l’énergie, nous nous poserons également la question suivante : les « carbodollars » pourront-ils fournir au secteur agricole le lubrifiant financier dont il aura besoin pour s’adapter?