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Conférence gérer l'excellence en agriculture 2001

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5. Alrs que partout les gouvernements sont à court d’argent et les services gouvernementaux de consultation offerts aux agriculteurs disparaissent, vers qui les producteurs peuvent-ils se tourner?

Au Québec, le principal groupement agricole fait équipe avec le gouvernement pour élaborer une entente afin de tenir les agriculteurs à jour et de les aider à maîtriser leur destinée.

Ces dix dernières années, beaucoup de producteurs ont cessé de recevoir la visite de conseillers en agriculture du gouvernement provincial. Les restrictions budgétaires les privent des conseils, des recherches et de la formation dont ils bénéficiaient jadis.

Toutefois, la consultation joue un rôle important pour aider les agriculteurs à rester concurrentiels. Bien que l’information sur Internet ait comblé certaines lacunes et qu’on puisse obtenir facilement les services de consultants privés, beaucoup d’agriculteurs ont besoin de conseils personnels à prix abordable. Au Québec, le principal groupement d’agriculteurs et le gouvernement provincial ont établi un partenariat débouchant sur une stratégie commune.

En plus d’exploiter une ferme laitière au Québec, Gratien D’Amours est vice-président de l’Union des producteurs agricoles (UPA). Il est fier de l’entente intervenue en 1998 entre l’UPA et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

Depuis sa conclusion, cette entente a servi de modèle d’étude pour le reste du Canada.

L’entente prévoit divers services liés à la recherche et à la formation, une accessibilité à tous les produits dans toutes les régions, une démarche mondiale orchestrée par des équipes d’experts et la participation des consommateurs. L’entente est financée par l’UPA et le gouvernement provincial, mais ce qui importe le plus, souligne M. D’Amours, c’est que les agriculteurs ont leur mot à dire sur l’orientation des services de consultants qui répondront à leurs besoins.

     
  Gratien D’Amours
2e vice-président général de l’Union des producteurs agricoles du Québec

Dans un contexte de restrictions budgétaires et de rationalisation, est-il possible de penser à élargir l’accès à de nouveaux services et de favoriser ainsi la circulation de l’information et des conseils en matière d’agriculture? Acteur de premier plan dans ce projet, M. D’Amours nous expliquera comment l’UPA et le MAPAQ ont uni leurs forces pour développer une offre conjointe de services-conseils. Ce partenariat vise à faciliter l’accès aux ressources actuelles et à les rendre plus efficaces par l’harmonisation et la complémentarité des services existants.

Producteur engagé, M. D’Amours exploite une ferme laitière à Trois-Pistoles, dans la région du Bas-Saint-Laurent. Il est très actif au sein du syndicalisme agricole depuis le début des années 1970. Il a notamment occupé le poste de président de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent pendant près de dix ans avant d’être élu membre du conseil exécutif de l’UPA.