Conférence nationale sur le transfert de la ferme familiale
Une étude
indique que 32 % des agriculteurs pourraient
prendre leur retraite en 2006
Par : Docteur Larry Martin
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Une analyse des données
fédérales de recensement de
1996 a démontré que 32 % des
producteur agricoles étaient âgés
de 55 ans cette année-là.
S'ils prennent tous leur retraite à
65 ans, cela signifie que 32 % des fermes
canadiennes changeront de propriétaire
en 2006, en théorie du moins.
Cette observation a été faite
par Larry Martin, directeur général
du George Morris Centre, à Guelph,
en Ontario. M. Martin a étudié
les données du recensement de 1996
pour identifier d'éventuelles tendances.
Il précise que de nombreux producteur agricoles
qui avaient 55 ans en 1996 continueront
à travailler bien au-delà
de l'âge traditionnel de la retraite
et que, par conséquent, le pourcentage
de 32 % est probablement élevé
(il serait plutôt de 25 %). Ces données
confirment toutefois que la question de
la succession agricole sera à l'honneur
au cours de la présente décennie.
Les producteur agricoles qui prennent leur retraite
seront-ils prêts? Les données
du recensement de 1996 semblent indiquer
que non.
La plupart des
agriculteurs ne disposeront pas d'un revenu
suffisant
Les chiffres montrent qu'à l'échelle
nationale, le capital moyen d'un gestionnaire
agricole qui prend sa retraite s'établit
à 402 046 $. Si ces actifs étaient
vendus au prix du marché, ils généreraient
des intérêts annuels de 32
164 $, si l'on suppose un taux d'intérêt
de 8 %.
Ce revenu annuel est inférieur au
revenu familial moyen et nous oblige à
évaluer la question du revenu de
retraite.
L'analyse des données de recensement
montre que les transferts de ferme diffèreront
grandement d'une région à
l'autre, notamment en ce qui a trait au
type de produit. Au Québec, par exemple,
les productions laitières représentent
la majorité des fermes actuelles,
alors que l'on cultive surtout les céréales
(à l'exception du blé) et
les oléagineux en Ontario (la production
laitière et l'élevage de bovins
viennent ensuite) et le blé en Saskatchewan.
L'élevage du bétail occupe
la première place en Alberta,mais
les cultures sont davantage variées
en Colombie-Britannique (fruits, volaille,
oeufs, bétail, production laitière,
grandes cultures et fermes spécialisées)
et dans les Maritimes (production laitière,
volaille et oeufs, bétail, grandes
cultures et fermes spécialisées).
Par conséquent, explique M. Martin,
les questions liées à la gestion
de la production et du transfert de ferme
seront très différentes selon
la zone géographique concernée.